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Rétro Partie 3 - Ceux qui font vivre le territoire
Vie locale

Rétro Partie 3 - Ceux qui font vivre le territoire

sam 28 Décembre 2019 - 08:34
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La ruralité sous bonne presse - Depuis plus de sept mois, ce nouveau journal s’efforce, au travers de ses articles, de donner un regard différent, décalé sur l’actualité du Doubs et du Territoire de Belfort. Surtout d’aller en ruralité pour montrer, décrire, expliquer, ce qu’il s’y passe. Avec pour mission d’essayer de casser ce mur de verre, qui sépare, encore aujourd’hui la ville et la campagne. Ce n’est pas chose aisée, tant la ruralité est difficile à définir. D’ailleurs, une seule définition peut-elle convenir ? Peut-on parler d’une ruralité générale ou des ruralités particulières ? C’est le défi qu’a tenté de relever l’Insee Bourgogne Franche-Comté. Dans une étude, elle tord le coup aux clichés, notamment sur l’attractivité de la ruralité. Depuis 31 numéros, la rédaction a relayé les initiatives qui inondent le territoire pour le faire vivre. En voici une sélection non exhaustive et subjective qui résume les valeurs qui anime la Semaine O’vert.

Dans le Doubs et le Territoire de Belfort, les initiatives fleurissent. Hommes politiques, entrepreneurs, inventeurs, ou particuliers, chacun apporte sa pierre à la société.

Le dynamisme local est une source continuelle de bonheur et de surprises. Bien entendu cela passe par les entreprises locales ou les inventeurs, à l’image d’Ibride Design (le 31/10) dont les créations réalisées à Fontain s’exportent jusqu’à l’étranger. Leur patte graphique est reconnaissable entre mille. Succès également pour Anne Frachebois, alias Mademoiselle Anne (le 21/11). Elle a inventé une méthode via une montre, pour apprendre à lire l’heure aux plus jeunes. Ses produits sont désormais en vente dans tous les magasins JouéClub.

Le territoire, c’est aussi des métiers dont on oublie parfois la valeur. Comme par exemple les buralistes (le 01/08), obligés de se diversifier. Pour ces cœurs de vie, les temps sont difficiles, entre hausse du prix du tabac et crise de la presse. La solution ? Multiplier les services offerts à leur clientèle. Dans la région, les savoir-faire et les vocations sont légion. Elles n’attendent même pas le nombre des années, à l’image de Loïs et Robin Patton (le 19/12) qui ont lancé leur propre webradio RDG à seulement 17 et 14 ans, et couvrent l’actualité du plateau de Guyans-Durnes. Leur slogan : vivons ensemble.

Les jeunes prennent la parole, à l'image de Loïs Patton.

 

La vitalité d’un territoire passe aussi par la voix des élus. Jean-François Longeot (le 31/10) raconte tout l’amour qu’il porte à son métier et revient sur sa fonction de maire d’Ornans, qu’il a assumée pendant de longues années. Il est de ces hommes et femmes empreints d’une véritable passion faite de service public et d’aide de son prochain. C’est ce qui a amené le sénateur à être rapporteur d’un projet de loi sur la santé. Un texte qu’il juge assez sévèrement car la ruralité y est maltraitée, notamment à cause des volets sur la télémédecine, difficile à mettre en œuvre en zones blanches (le 20/06). Cette défense du territoire c’est aussi ce qui anime la députée Annie Genevard (le 27/06) qui porte la voix des habitants des zones rurales et de montagne depuis ses postes de vice-présidente de l’Assemblée nationale, et de présidente de l’ANEM (association des élus de montagne). Avec des élus aussi engagés, le Doubs est bien représenté à Paris.

Il y a également ceux qui représente le territoire dans des concours. Ainsi Julie Peugeot, de Pont-de-Roide, passionnée de cosplay a remporté le concours national de Miss Mermaid (le 15/08). Endurance, élégance, entraînement, autant de qualités à mettre en œuvre pour gagner cette palme. Laurent Comte, a su se hisser jusqu’en demie finale du concours international des jeunes chefs d’orchestre, remporté par la Japonaise Nodoka Okisawa (le 31/10). A 26 ans, le chef d’orchestre est désormais le directeur de l’école de musique d’Ornans.

 

 

 

L’environnement au centre des initiatives

2019, c’est l’année de l’environnement, à l’image de la Suédoise Greta Thunberg élue personnalité de l’année par Time Magazine.

Dans le Doubs, les questions environnementales sont au centre de nombre d’initiatives dont nous en avons fait l’écho. Sans militantisme, mais en exposant les enjeux actuels et de demain. Sensibiliser à la bonne santé de la nature, cela commence tôt.

Les jeunes savent s’engager pour l’environnement, à l’image des chantiers organisés à la réserve naturelle du ravin de Valbois (le 24/10). Les adolescents travaillent pendant quelques jours pendant leurs vacances pour l’entretien d’un espace protégé près de chez eux. Chaque geste compte. Comme celui de réduire intelligemment ses déchets (comme le fait Aurélie Morel dans l’article du 12/09), les recycler (le dossier sur la valorisation des déchets dans le numéro du 6/06), ou les réparer pour leur donner une seconde vie (à l’image de ce que fait la société Lefèvre pour les palettes, le numéro du 28/11).

Dans la société actuelle, rien ne se perd, tout se transforme, et tout doit être utile. C’est tout l’enjeu des syndicats de gestion et de valorisation des déchets, comme Préval dans le Haut-Doubs, comme nous le confiait Claude Gindre, son nouveau président (le 7/11).

Être sensible à l’environnement, c’est aussi informer sur les paysages et leur protection, à l’image des pelouses sèches (le 10/10), ou pour les tourbières. Heureusement, les autorités aussi savent se retrousser les manches, et trouver des solutions pragmatiques pour la sauvegarde de la nature. C’est ce que le Doubs a su mettre en place autour du renard (le 28/11) en mettant écologistes, chasseurs, agriculteurs et scientifiques ensemble autour de la table pour trouver une solution sur l’aspect nuisible ou non du goupil.

Si les représentants se mobilisent, les entreprises locales ne sont pas en reste dans la région, à l’image du Siel de Labergement-Sainte-Marie (le 27/06), qui déploie des trésors d’inventivité pour maintenir l’autonomie énergétique locale en investissant, depuis plus de 100 ans, dans l’électricité hydraulique et solaire.

La prise de conscience est globale, les solutions sont locales. L’environnement est un moteur qui fait bouger le territoire.

La Rédaction

L’or bleu à préserver

L’été 2019, et ses épisodes caniculaires a suivi un été 2018 marqué par un Doubs à sec. Les sécheresses ont imprimé dans la conscience collective la nécessité de préserver l’or bleu. La ressource en eau se fait de plus en plus précieuse.

Face à ce constat, des bonnes pratiques se mettent en place. Développement des récupérateurs d’eau de pluie pour les particuliers (le 25/07), nouvelles solutions pour purifier l’eau (le 31/10).

Au niveau départemental, un groupe de travail incluant la DDT (direction départementale des territoires), et chambre d’agriculture a été constitué afin de cartographier d’anciennes sources, qui ne se tarissent pas en été. L’objectif : assurer un approvisionnement en eau pour le bétail lors de sécheresse. Exemple à Arc-sous-Montenot (le 11/07). Mais la gestion de la ressource en eau relève aussi des collectivités. Le dossier est complexe, et parfois nébuleux notamment sur l’assainissement et sur le prix de l’eau, que le contribuable paie. Nous sommes allés dans le pays de Maîche pour clarifier ce sujet parfois trouble (le 12/12).

De même que dans le Grand Besançon avec leur nouvelle politique du prix de l’eau. La collectivité offre désormais à chaque ménage les 3 premiers m3 d’eau consommés (le 29/08). La raison ? Inciter à boire de l’eau du robinet plutôt qu’en bouteilles (3m3 correspondant à la consommation annuelle d’une famille de 4 personnes). Environnement, gestion de l’eau, la société évolue, les pratiques aussi. Nous nous en faisons le relais.